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Le confinement est une expérience unique et parfois angoissante. Le temps est suspendu, les jours se ressemblent et plus personne n’ose remplir son agenda. Les annulations pleuvent, l’incertitude règne. On vit au jour le jour et on habite son quotidien. 
Ce confinement est aussi une expérience sociologique sans précédent, notamment dans le domaine du genre et de la sexualité. Cette expérience bouleverse les équilibres plus ou moins précaires sur lesquels nous avions construit nos vies. Certain·es se retrouvent soudainement enfermé·es avec leurs enfants ou leur conjoint·e, d’autres se sentent terriblement isolé·es. L’espace domestique redevient cet espace de danger et d’oppression qu’il a souvent été, le travail domestique et de soin retombe largement sur les mêmes,  quelqu’un doit porter la charge mentale du confinement. La violence, aussi, s’intensifie à l’intérieur des foyers. 
Nos vies amoureuses et sexuelles sont radicalement transformées. Finis les coups d’un soir grâce à Tinder ou Grindr, on ne peut plus sortir en bar ou en boîte, l’amant·e ne peut pas nous rejoindre pour la nuit. On expérimente la solitude, l’abstinence, le cyber sexe ou encore les jouets commandés à la sauvette sur Internet. On s’invente des romances et des fantasmes, on comble l’absence.
Bien que potentiellement douloureuses, ces expériences sont très riches. En ces temps de confinement, ce blog invite à y réfléchir. L’idée est d’écrire sur ce que nous vivons, de partager ces réflexions et ces expériences, avec une attention particulière pour les questions de genre et de sexualité.
Il est alimenté par les contributions des étudiant·es et des ancien·nes du Master Genre de la Fédération Wallonie-Bruxelles, ainsi que celles des étudiant·es des cours de « Sociologie du genre » et de « Psychopathologie de la sexualité » (ULB).
Ecrivez, publiez, partagez, créez du lien social et intellectuel en ces temps d’éloignement des corps. Ensemble, tenons un journal intime du confinement… et prenons soin de nous !


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